Qosmos

A propos de Qosmos

Réponses aux contre-vérités médiatiques

Qosmos fait l’objet depuis plusieurs mois d’attaques totalement injustifiées, entretenues par un ex-employé et relayées par certains médias. L’entreprise tient à répondre point par point à chacune de ces contre-vérités.

Contre-vérité numéro 1 : Les produits de Qosmos auraient été ou seraient utilisés par les dictatures libyenne et syrienne pour espionner, arrêter, torturer et tuer des opposants.

Citation : « Imaginer que mon travail, pendant toutes ces années, a servi à des tyrans comme Kadhafi ou Al-Assad, que des opposants ont été repérés, arrêtés et torturés à cause de la technologie que nous leur avons fournie… » (Le Parisien, 18 juin 2013)

Réponse : Qosmos est en mesure d’affirmer qu’aucune solution intégrant ses produits n’a jamais été opérationnelle ni en Libye, ni en Syrie. En outre la société tient à rappeler que son métier n’est pas de vendre des systèmes de surveillance ni d’espionnage. Qosmos fournit des briques technologiques (des logiciels) d’analyse de trafic à des équipementiers qui les intègrent dans des solutions plus vastes pour des applications diverses (médias sociaux, banque en ligne, connexions mobiles, mesure d’audience, cyber-sécurité – lutte contre les virus et les attaques informatiques –, etc.).

Liens :
28 novembre 2011 : article de Bloomberg confirmant qu’AREA (société italienne en contrat avec la société allemande Utimaco, elle-même sous contrat avec Qosmos) a arrêté le projet Asfador.
8 décembre 2011 : Qosmos publie sa position suite aux articles de presse et répète que l’entreprise s’est retirée du projet avant qu’il ne soit opérationnel.
18 juin 2013 : Qosmos confirme qu’aucun de ses logiciels n’a jamais été opérationnel en Libye ou en Syrie.

Contre-vérité numéro 2 : Qosmos aurait fourni des produits utilisés par le régime libyen via Amesys.

Citations : « En 2011, la presse révèle que le programme Eagle, vendu par Qosmos à la société Amesys et sur lequel a travaillé James Dunne, a servi à espionner les opposants libyens. » (Le Parisien, 18 juin 2013)

« Fin août [2011], le « Wall Street Journal » a révélé que le programme Eagle, sur lequel j’avais travaillé pour le compte d’Amesys d’avril 2007 à fin 2008, avait en fait été utilisé par le régime libyen pour traquer les opposants. » (Le Parisien, 18 juin 2013)

Réponse : Le composant fourni par Qosmos à Amesys n’a jamais été opérationnel en Libye. Les relations entre Qosmos et Amesys ayant été arrêtées en septembre 2008, Amesys a été par la suite contrainte de recourir à un autre fournisseur (ipoque). Nous tenons à insister sur le fait que même pendant la durée du contrat liant Qosmos et Amesys, la technologie de Qosmos n’a pas été opérationnelle en Libye. Aucun produit Qosmos n’a donc pu être « utilisé par le régime libyen ».

Contre-vérité numéro 3 : La société n’aurait pas arrêté sa participation au projet Asfador en Syrie en octobre 2011 comme annoncé. Qosmos aurait en outre déclaré en mars 2012 qu’elle allait fournir pendant deux ans des mises à jour au titre du projet Asfador.

Citations : « Le projet Asfador, fourni à la société allemande Utimaco à partir de début 2000, avait pour client la Syrie de Bachar al-Assad (…). Il s’agissait de passer au crible l’ensemble des informations circulant sur le web (…) avec, pour objectif, la traque des opposants. » (Le Parisien, 18 juin 2013)

« La direction a assuré, en novembre [2011], qu’elle se retirait du projet syrien. » (Le Parisien, 18 juin 2013)

« Fin mars 2012, nouveau revirement de la direction. On nous annonce que « pour des raisons contractuelles », Qosmos poursuivra pendant deux ans la livraison des mises à jour dans le cadre du projet Asfador. » (Le Parisien, 18 juin 2013)

Réponse : Qosmos a pris la décision, en octobre 2011, d’arrêter tous travaux sur le projet Asfador, avant que celui-ci ne soit révélé par la presse. Cette décision a pris effet immédiatement, et les logiciels de Qosmos n’ont jamais été opérationnels en Syrie. Quelques semaines plus tard, les autres acteurs ont eux-mêmes confirmé l’arrêt du projet Asfador.
Par ailleurs, Qosmos n’a jamais annoncé en mars 2012 qu’elle poursuivrait pendant deux ans les mises à jour au titre du projet Asfador et elle confirme que de telles mises à jour n’ont jamais été fournies.

Liens :
28 novembre 2011 : article de Bloomberg confirmant qu’AREA (société italienne en contrat avec la société allemande Utimaco, elle-même sous contrat avec Qosmos) a arrêté le projet Asfador.
30 novembre 2011 : communiqué de Sophos (actionnaire majoritaire d’Utimaco) confirmant l’arrêt définitif du projet et le fait que le système n’a jamais été opérationnel.
8 décembre 2011 : Qosmos publie sa position suite aux articles de presse et répète que l’entreprise s’est retirée du projet avant qu’il ne soit opérationnel.
18 juin 2013 : Qosmos confirme qu’aucun de ses logiciels n’a jamais été opérationnel en Libye ou en Syrie.

Contre-vérité numéro 4 : Dans le cadre du projet Asfador, Qosmos devait livrer des sondes d’interception de masse. Ces sondes devaient par ailleurs permettre d’intercepter les appels téléphoniques, de géolocaliser l’utilisateur d’un téléphone portable ou encore d’analyser la voix et même de prendre le contrôle d’ordinateurs ou de lancer des cyber-attaques.
 
Citations : « Son produit d’interception massive a été développé par Qosmos grâce au contrat avec la Syrie » (Mediapart, 1er mai 2014)

« Dès le début du projet Asfador, l’objectif est clair : outre les activités classiques de surveillance du réseau, Qosmos doit livrer des sondes capables d’intercepter les appels téléphoniques, de géolocaliser l’utilisateur d’un téléphone portable, d’analyser la voix et même de prendre le contrôle d’ordinateurs ou de lancer des cyber-attaques. » (Mediapart, 1er mai 2014)
 
Réponse : Dans le cadre du projet Asfador, Qosmos devait uniquement fournir à la société allemande Utimaco, elle-même sous-traitant de la société italienne Area, des sondes logicielles d’analyse de trafic conçues pour être intégrées dans un système d’interception ciblée telle que spécifiée par les normes ETSI TS 102 232-x, et en aucun cas dans un système d’interception de masse.

Contre-vérité numéro 5 : C’est seulement sous la pression des médias que Qosmos aurait été contraint de renoncer à ses programmes en Syrie et en Libye.

Citation : « Il aura fallu le printemps arabe et la pression des médias pour que Qosmos mette fin au programme Asfador » (Le Parisien, 18 juin 2013)

Réponse : Qosmos a pris la décision de se retirer totalement du projet Asfador dès octobre 2011 de manière unilatérale, quelles qu’en soient les conséquences juridiques et financières. La première dépêche de Bloomberg révélant l’existence du projet Asfador n’est parue que le 3 novembre 2011.
Quant au projet Eagle avec Amesys en Libye, la participation de Qosmos a été stoppée fin 2008. A partir de 2009, Amesys a travaillé avec la société allemande ipoque et non plus avec Qosmos.

Contre-vérité numéro 6 : Les produits Qosmos seraient illégaux

Citation : « Je pensais que […] nos programmes étaient conformes à la légalité. » (Le Parisien, 18 juin 2013)

Réponse : Les briques technologiques fournies par Qosmos à des équipementiers et des intégrateurs sont parfaitement légales et ne font l’objet d’aucune restriction à l’export. L’entreprise précise en outre qu’elle est favorable à un renforcement des contrôles à l’exportation des systèmes d’interception.

Liens :
8 décembre 2011 : Qosmos publie sa position suite aux articles de presse et répète que l’entreprise s’est retirée du projet avant qu’il ne soit opérationnel. L’entreprise précise aussi qu’elle est favorable à un renforcement de la réglementation.
5 mars 2013 : Réponse du gouvernement sur la législation des technologies de surveillance : l’utilisation des technologies de Qosmos est conforme à la législation en vigueur.

Contre-vérité numéro 7 : Qosmos fournirait des systèmes de surveillance

Citations : « James Dunne raconte comment, durant des années, il a travaillé sans le savoir à des systèmes destinés à permettre à deux dictatures sanglantes d’espionner massivement leurs populations. » (Le Parisien, 18 juin 2013)

« Il y a encore six mois, il travaillait pour QOSMOS, une société française d’informatique qui a créé une technologie hyper-perfectionnée, une technologie capable de surveiller et d’analyser avec précision des nations entières via Internet, le tout en temps réel. C’est ce bijou de surveillance massive qu’à vendu leur partenaire français AMESYS au colonel KADHAFI, une arme numérique idéale pour traquer les opposants du régime. » (France24, 27 juin 2013)

Réponse : Le métier de Qosmos n’est pas de vendre des systèmes de surveillance ni d’espionnage.
Qosmos fournit des briques technologiques (des logiciels) d’analyse de trafic à des équipementiers qui les intègrent dans des solutions plus vastes pour des applications diverses (médias sociaux, banque en ligne, connexions mobiles, mesure d’audience, cyber-sécurité – lutte contre les virus et les attaques informatiques –, etc.).
En tout état de cause, Qosmos rappelle que ses produits n’ont jamais été opérationnels en Syrie ni en Libye.

Liens :
Description du métier de Qosmos
8 décembre 2011 : Qosmos publie sa position suite aux articles de presse et répète que l’entreprise s’est retirée du projet avant qu’il ne soit opérationnel.
18 juin 2013 : Qosmos confirme qu’aucun de ses logiciels n’a jamais été opérationnel en Libye ou en Syrie.

Contre-vérité numéro 8 : James Dunne aurait été licencié pour avoir publiquement fait part de ses doutes sur les destinataires de ces logiciels de surveillance.

Citation : « Notre reporter Alexandra RENARD a pu rencontrer James DUNNE un ancien salarié de QOSMOS licencié pour avoir publiquement fait part de ses doutes sur les destinataires de ces logiciels de surveillance. » (France24, 27 juin 2013)

Réponse : James Dunne a été licencié pour les raisons suivantes, constitutives d’une faute lourde : manquement à l’obligation de confidentialité ; détention non autorisée de documents internes à Qosmos, avec intention de les divulguer à des tiers ; manquement à l’obligation de loyauté.

L’entreprise Qosmos peut fournir des informations supplémentaires et plus détaillées, sur demande (contactez presse@qosmos.com)